Critique \r\nC’est l’extrême sophistication du chant – à la périphérie du maniérisme – qui prédomine aujourd’hui. Mais Gamine était en 1988 bien autre chose qu’un épiphénomène poseur du rock français. \r\nAussi étonnant que cela puisse paraître, « Voilà les anges », « Le Voyage », et autres « Les Jeux innocents » en avaient même fait l’un des actes majeurs du rock hexagonal. Produit par l’Américain Jim Hill, ce premier album captait l’air du temps (le romantisme était de nouveau bienvenu), et tentait d’en offrir une acception contemporaine et électrique. \r\nUne reprise de grande classe (le « May I » de Kevin Ayers), et une profession de foi en ouverture (« Être roi ») ne dissimulaient pas plus avant que, rechercher un fragile équilibre entre l’élégance des dandys britanniques, une certaine tradition francophone (ils chanteront Léo Ferré), et l’énergie du rock américain (dans la mouvance de The Flamin’ Groovies, eux-mêmes tentative romantique de marier l’énergie des Rolling Stones, et le sens mélodique des Beatles, cerclés des guitares en cascade d’une certaine tradition héritée des Byrds), était vouée à l’échec. \r\nD’ailleurs, Gamine échouera.\r\n \r\nChristian Larrède - Copyright 2018 Music Story Description du produit Tracklist: 1 Être Roi 4:43 2 Voilà Les Anges 5:26 3 May I 3:28 4 L'Autre 2:45 5 999 4:14 6 Le Voyage 3:29 7 Les Gens Sont Si Bizarres 3:54 8 Nos Sentiments 5:00 9 Dress Up 3:45 10 Koelkast 3:36 11 Les Jeux Innocents 4:32