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À tous ceux qui vomissent les bidouillages électroniques et vénèrent les accords variété-rock, Clarika offre son bouquet de chansons empaquetées par Jean-Jacques Nyssen. Déjà lestée de deux albums, J'attendrai pas cent ans, sorti en 1994 sur le label indépendant Boucherie, suivi trois années plus tard de Ça s'peut pas, Clarika déborde largement du cadre de la romance impertinente. Elle évite l'anodin et attaque bille en tête, en affirmant de sa voix acidulée que "Les garçons ont, dit-on, de drôles de manières" ("Les Garçons dans les vestiaires"). La fille tu sais, forcement mutine, se partage en douze tranches de vie assaisonnées d'ingrédients détonants, tambours fanfarons et trompettes guillerettes. Mais quand la fanfare colporteuse de bonne humeur de "We Are The Losers" ou "Heureux" s'éloigne, Clarika sait aussi se montrer mélancolique. Sur fond de violons ou de guitares discrètes, cette fausse ingénue distille son humour pince-sans-rire et tresse son point corrosif dans les tissus les plus fantaisistes, les couleurs musicales les plus diverses. --Sabrina Silamo
Description du produit
LA FILLE TU SAIS
Critique
Mis en bouche par ses deux premiers albums ("J'attendrai pas cent ans" en 1993 et "Ça s'peut pas" en 1996), on était impatient d'écouter de nouvelles tranches de vies, nées de l'imagination fertile de Clarika et de son compagnon mentor compositeur arrangeur, Jean-Jacques Nyssen. Cinq ans après son dernier opus, et quelques scènes remarquées (en octobre 2000, la première partie de Michel Jonasz à l'Olympia), la piquante demoiselle prouve ici qu'elle n'a rien perdu de son espièglerie débridée ni de son charme de femme-enfant. Bien au contraire. Ayant su se renouveler tant au niveau des textes, toujours aussi inventifs, percutants de précision et de naturel, que des mélodies, modernes, finement arrangées et d'une grande efficacité, la belle mérite d'entrer enfin dans la cour des grands (et trop rares...) auteurs compositeurs interprètes du beau sexe. Jonglant avec des mots simples, de toute sa malice et toute sa mauvaise foi assumée de fille roulant des mécaniques, ses chroniques douces-amères s'impriment dans nos mémoires comme autant de portraits justes et décapants de personnages ordinaires, perdants ou perdus d'avance (cf. "We Are The Losers") et pourtant si proches de nous. Entre autres petits bijoux, on aime beaucoup "Enlève ton imperméable", "Deux Anglaises", "Ton pull-over" et surtout "Les Garçons dans les vestiaires", petite merveille d'audace et d'érotisme suggéré. -- Platine
Pop electro. Rares sont les artistes qui savent capter l'air du temps et créer des disques avec une longueur d'avance sur leurs contemporains. À ce titre la sortie d'un album de Clarika est toujours un événement. Un succès confidentiel, mais qui cette fois espérons-le sera un peu plus médiatique. Cet album, réalisé par JJ Nyssen, s'ouvre à la pop- électronique et marie admirablement les bidouillages techno à la chanson. Le résultat nous emmène dans ununivers décalé comme une plongée au pays d'Alice et des merveilles où le fantastique côtoie la féerie. Les chansons sont un mélange de samples et d instruments, intelligemment dosé par l'alchimiste Nyssen. La rythmique est enlevée, joyeuse, le phrasé délicat comme un souffle à l'oreille - 12titres, 367m 38s - -- Compact