Critique
La présence de l'animateur et trublion du PAF qu'est Ariel Wizman aurait tendance à faire basculer Grand Popo Football Club - ce nom ! - dans le phénomène de saison ou la récréation musicale, malgré le contrepoids sérieux qu'apporte le soutien du musicien électronique Nicolas Errèra. Shampoo Victims mérite donc d'être jugé sur pièce et non sur sa réputation.
Véritable patchwork electro, ce premier essai délivre une electro à dominante house lorgnant en direction de Daft Punk et Cassius, piliers de la French touch. A ce titre, « Each Finger Has An Attitude » et « Les Hommes c'est pas des mecs bien » sont des réussites efficaces. Par ailleurs, Grand Popo Football Club contourne habilement la copie conforme par l'apport d'influences orientales qui font tout le charme de « Get Yourself a Loukoum », « One More Song on the Market » et « Arab Skank ». Les frères Mael de Sparks contribuent à la touche poétique dans « La Nuit est là » et « Yo Quiero Mas Dinero ». Avec « La Poésie c'est fini », le duo joue avec de l'
easy listening au kilomètre.
Au carrefour de la house classieuse, de l'electro touristique et du papier peint musical,
Shampoo Victims réussit son numéro de séduction par les qualités additionnées de ses protagonistes.
Loïc Picaud - Copyright 2019 Music Story