Critique Inutile de rappeler l’énorme coup marketing qu’a constitué la sortie de LA comédie musicale qui a relancé la mode des comédies musicales en France. Composée par Richard Cocciante sur des paroles du Québecois Luc Plamondon, Notre-Dame de Paris a sans doute été l’événement musical francophone de la fin des années 1990, largement gonflé par son marketing tapageur et son omniprésence médiatique. Il est dur, alors, d’échapper à « Belle », au « Temps des cathédrales » ou à « Bohémienne ». Si certains ont à l’époque estimé qu’en plus de gaver jusqu’à la nausée le public, Notre-Dame de Paris avait eu, en plus, le défaut de lancer la mode des chanteurs québécois « à voix » en France (soit deux mentions supplémentaires sur un acte d’accusation déjà chargé), le triomphe n’en a pas moins été à la hauteur de l’immense campagne de promotion. Indépendamment du contexte, il faut reconnaître que les morceaux sont de qualité (bien qu’il soit évident que les morceaux-phares destinés à lancer l’album et le spectacle aient été plus particulièrement travaillés que les autres). Le seul problème de Notre-Dame de Paris a été l’overdose provoquée à force de martelage. Benjamin D'Alguerre - Copyright 2019 Music Story
Caractéristiques
Éditions :Chandelle Productions & Distribution Select