Critique
Cet album, le deuxième du chanteur et guitariste de Pink Floyd (six années après son premier effort solitaire), a une évidente vertu thérapeutique puisqu'enregistré quelques semaines seulement après l’annonce officielle de la séparation du groupe (l’histoire démontrera que Roger Waters avait peut-être parlé un peu vite sur le sujet).
C’est surtout pour Gilmour l’occasion de s’attaquer par la face mélodique à l’univers de la pop. Il prend pour ce faire la précaution de s’entourer de quelques amis chevronnés en la matière (Pete Townshend compose deux chansons, Steve Winwood déménage son orgue dans le studio pour un titre et le batteur de Toto Jeff Porcaro cisèle ses cymbales comme autant de doux feux d’artifice). Et les chanteurs Sam Brown et Roy Harper, ou le percussionniste Ray Cooper, complètent ce parterre de stars.
Beaucoup plus accessible (il s’agit ici d’une collection de chansons) et beaucoup moins climatique que les productions de Pink Floyd,
About Face est un album solide, sérieux et sympathique. Mais pas une œuvre immortelle. L’album frôlera le Top 30 des charts américains et le single
« Blue Light » connaîtra un parcours encourageant (soixante-deuxième position du classement) dans sa catégorie.
Christian Larrède - Copyright 2019 Music Story