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En 1978, année de la sortie de cet album, Rod Stewart vivait aux États-Unis depuis trois ans. C'est dire s'il avait pu voir venir les nouvelles déferlantes musicales. Le disco, incontestablement, en fut une, et notre beau Rod, les cheveux désormais peroxydés, succomba au charme. Blondes Have More Fun ne ressemble donc guère aux albums précédents, pas davantage à Atlantic Crossing qu'à A Night In Town ou Foot Loose And Fancy Free. Sous la direction artistique de Tom Dowd, Stewart livrait son propre manifeste en l'honneur de la musique nouvelle, "Da Ya Think I'm Sexy?" (qui, avec sa basse staccato et son solo de sax allait devenir un incontournable dans toutes les boîtes de la planète) et présentait aux foules conquises sa nouvelle image, sexy et sophistiquée. Mais s'il avait abandonné les stades anglais et la bière pour les clubs selects d'Hollywood et le Jack Daniel's, l'ancien interprète de "Maggie May" possédait toujours cette voix éraillée si caractéristique et cette même passion pour les guitares ("The Best Days Of My Life"). --Philippe Margotin