Critique
Dès les premières notes, on croit à une blague : est-ce bien le Teki Latex volontiers paillard de TTC ou un sombre homonyme qui chante sur cet album? Une fois le choc passé, on se prend à taper du pied en cadence comme dans une boite nuit de province, mais c'est nerveux.
La recette de Teki Latex – déjà bien connue : des Village People à Daft Punk en passant par l’euro-dance des années 90 – n'est pas nouvelle. Les nappes electro sont volontairement ringardes et les textes inoffensifs et légers. La chanson
« J'aime la pop music », sorte de manifeste pour le droit au kitsch rappelle l'illustre
« Classez-moi dans la variet' » de Doc Gyneco, mâtinée de passages de
« Hotel California » déroutants.
Puis arrive
« La Petite fille qui ne veux pas grandir »,en duo avec Katerine, qui permet de comprendre mieux la démarche : cet album s'adresse en fait aux « adulescents», qui vont voir Chantal Goya en concert et chantent la larme à l'oeil le générique de Goldorak. Et de rire de la tendance à la sexualité régressive (
« Les jouets ») généralisée. Des paroles parfois fortes (« les vêtements c'est important »), des
beats qui louchent parfois vers le rap MTV : certains aimeront, d'autres (la majorité des adeptes de TTC en premier lieu) pas.
Damien Waltisperger - Copyright 2019 Music Story