Critique De Tom Waits à Zap Mama, en passant par Keziah Jones, Arthur H ou Saul Williams, les influences sont vastes, qui permettent à Spleen d’écrire des chansons d’amour dans un nouveau langage. Une poésie simple et instinctive, naturelle et intime, qu’il construit avec des mélodies évidentes arrangées comme il est coiffé, dans tous les sens. C’est un disque d’introspection, qui parle de ces drames quotidiens que sont les complications amoureuses (« Tu l’aimeras », « Amour », « Love dilemme »…), ou qui se plonge dans une recherche de racines (« Yaoundé », ou l’interlude « Mama Capella »). On croise à nouveau la route du duo féminin Cocorosie sur « Peter Pan », puisque Comme Un Enfant jette un pont entre de multiples couleurs musicales qui se fréquentent peu d’ordinaire. Un soupçon de rap pour épicer ici, une grosse guitare rock pour appuyer un propos là, des sonorités boisées qui viennent des musiques du monde, une joliesse folk toujours présente, du slam sur « Junk Food » (avec des vrais morceaux d’humour dedans), Spleen est décidément versatile et surprenant. Attachant est peut-être plus approprié, car tout au long des ces treize chansons, il n’en fait jamais trop, gardant une modestie innée dans sa façon de touche-à-tout. Jean-Eric Perrin - Copyright 2019 Music Story Description du produit Avec « Comme un enfant » son deuxième album tout commence mais Spleen ne part pas de zéro bien au contraire. « Comme un enfant », parce que Spleen y a insufflé tout le côté instinctif de l'enfant, celui qu'il conserve précieusement pour écrire sa poésie et ses images. Des textes composés avec des mots simples et frais qui décrivent des sentiments profonds et personnels. Par exemple dans le morceau « Yaoundé », Spleen ne rend pas seulement hommage à ses racines, il parle du réel manque qu'il ressent vis-à-vis de ce pays, le Cameroun, si loin et si présent à la fois en lui. « Stylo stéréo » est une véritable déclaration d'amour à son meilleur allié: son stylo qui ne l'abandonnera jamais et à la musique qui le sauve quand il va mal. Dans « Amour », Spleen se livre enfin et ouvre son coeur, il a longtemps cultivé le fait de ne pas dire merci ou je t'aime pour ne rien attendre en retour, pour ne pas souffrir. « Tu l'aimeras » résonne comme un écho où il parle de sa peur d'être quitté comme d'une véritable gangrène qui tue le couple à petit feu. Il travaille avec les gens qu'il aime et qu'il a choisit. Pauline Croze, Cocorosie, Yael Naïm sont des artistes qu'il retrouve naturellement sur ses compositions. Quel bonheur de retourner en enfance... Bon Spleen à tous !