Critique
Troisième album pour Brno Maman, révélé en 1993 avec
Par Les Temps Qui Courent, un premier album entre chanson française et sonorités plus ensoleillées voire folkloriques. Ici, sur cet album homonyme, Bruno Maman a digéré ses influences en passant quelques années à Londres, sa nouvelle ville d’adoption. Le disque s’ouvre avec
« Trop Lâche », morceau folk lorgnant vers un blues mélancolique où la voix du chanteur semble saigner…
Le disque se poursuit avec le R&Bisant
« Voilà Comment », avant de s’égarer joliment sur le jazzy «
Le Marchand de Fleurs », où Bruno Maman se révèle un songwriter lapidaire mais efficace, capable d’envolées mélodiques hors pair… Mais Bruno Maman exploite essentiellement son côté sombre et nostalgique, comme sur
« Si C’est Dieu Qui Veut Ça », un titre inquiétant au gimmick hypnotisant. Idem sur
« La Prière », qui clôt l’album un peu comme il l’a ouvert, tout en douceur et en retenue mélancolique, avec cette voix fantomatique qui susurre derrière cette guitare folk discrète. Ce troisième opus confirme bel et bien le talent de Bruno Maman pour créer des ambiances feutrées sur des mélodies ambrées.
Arnaud De Vaubicourt - Copyright 2019 Music Story