Critique
Mickaël Miro peut avoir le sourire. Avec son premier album, après quelques années de galère, il s’est fait une place dans la variété française. Il évoque d’ailleurs son rêve éveillé dans « Les Filles du premier rang ». Le chanteur passe désormais le cap difficile du deuxième essai, sans se renouveler, ni monter le niveau d’un cran. Ainsi le « hé ho » de « La Vie simplement » succède au « dam dam deo » de « L’horloge tourne », avec ce même refrain facile à retenir.L’artiste fait à nouveau dans la mélodie efficace avec « Ma pétition ». Peu histoires ne vous prennent vraiment par la main (« Agathe », « Rien de personnel », « On s’aime, on saigne »). « Qui aimera verra », plus attachant, s’adresse à celles qui ne croient plus en l’amour et pour qui seul le temps fait ses preuves. « Tu es là » raconte deux amants devenus des inconnus. Dans un autre registre, « Go, go, go ! » évoque les célibataires en quête de Cupidon en boîte de nuit.Le chanteur est bien plus inspiré quand il laisse parler la nostalgie inhérente à son univers. « Le Temps des souvenirs », mâtiné de violons, est le titre fort de l’album. « Sans faire de vagues » revient en piano-voix sur une histoire de trahison en amitié. L’album contient deux duos, « Le Mendiant de l’amour », déjà présent sur le disque d’Enrico Macias et « Là-bas » avec Chimène Badi qui devait figurer sur Génération Goldman. Pas de doute, le chanteur appartient à la génération de son idole, mais son « temps des sourires » manque de saveur.Paula Haddad - Copyright 2019 Music Story