Critique
Elle n'est plus première dame de France mais cet album comme le précédent était vivement attendu et n'a pas manqué d'être scruté au microscope par les observateurs...politiques. Quatrième livraison de la belle Italienne,
Little French Songs a alimenté les débats pour plusieurs raisons, celles extérieures à la chanson (l'album paraît dans un moment délicat de la carrière de son époux) et d'autres concernant la signification de textes décryptés un à un.
En l'occurrence, les titres
« Mon Raymond », déclaration à l'homme qui fut président, un rien désinvolte et
« Le Pingouin », dont le contenu fut annoncé comme destiné au rival du précédent (malgré les dénégations de la chanteuse) ne sont pas les plus intéressants de l'album qui compte quelque jolies perles mélodiques. À commencer par le premier extrait
« Chez Keith et Anita », rêverie bien balancée à l'attention du plus
stone des rockers et de son ex, Miss Pallenberg. D'autres surprises ciselées avec soin par Freddy Koella, guitariste et nouveau révélateur sonore, donnent la tonalité d'un album sans artifice, harmonieux et séduisant.
Du morceau qui donne son nom à l'album, retour sur quelques voix et plumes éminentes de la chanson (Trénet, Brassens, Brel, Ferré, Gainsbourg, Barbara, etc.), aux réussites stylistiques comme
« J'arrive à toi »,
« Darling » ou
« La Valse posthume » voire le plus conceptuel
« Liberté »,
Little French Songs encore une fois magnifié par de brillants compagnons dont Vincent Ségal et Ballaké Sissoko, s'avère un digne porte-parole de la chanson francophone.
Loïc Picaud - Copyright 2019 Music Story
Caractéristiques
Éditions :Pop Um-France (Universal Music Switzerland)