Critique Il est difficile de durer au pays de la chanson et Calogero le sait bien. C'est pour cela qu'après L'Embellie de 2009 sont arrivées les expériences de concerts acoustiques puis symphoniques et une oeuvre de transition, V.O. - V.S., revisitant son répertoire sous une nouvelle forme, celle d'un grand orchestre. Puis il y eut la parenthèse Circus de 2012 avec Stanislas, Philippe Uminski, Elsa Fourlon et Karen Brunon, sur des textes d'habitués (Jean-Jacques Goldman, Dominique A, Marc Lavoine, Marie Bastide...).En plein été 2014, c'est dans un univers pop rock, entre guitares et violons, que Calogero effectue son retour par des Feux d'Artifice élaborés à Londres avec le producteur Alan O'Connell. Comme à l'habitude, le chanteur et son frère Gioacchino se sont attablés à la composition pendant qu'une équipe d'auteurs planchait sur les textes. Déjà de l'aventure sur L'Embellie, Dominique A signe l'accrocheur « Elle me manque déjà » avec chorus de guitare, piano et saxophone, tandis que Marie Bastide s'attelle entre autres à « Un jour au mauvais endroit », premier extrait efficace traitant du double meurtre de deux jeunes d'un quartier d'Échirolles, où a grandi Calogero. Parmi les nouvelles plumes, Alex Beaupain apporte « Avant toi », une ballade au piano happée par un refrain à grosses guitares. Deux autres recrues, Christophe Cirillo et Paul Ecole, sont également de la partie. Si Les Feux d'Artifice ne réserve pas de grande surprise et reste dans la ligne musicale des précédents, quelques textes sortent de l'ordinaire comme le charmant « Conduire en Angleterre » de criconstance, parvenant à sonner exotique ou « Le Monde moderne », sur la famille recomposée. L'ouverture en fanfare de « Fidèle » sur fond de cuivres ou « L'Eclipse », penchant du côté pop, contrastent avec un « Portrait » intimiste et le finale « Les Feux d'Artifice », passant de la douceur à l'explosion. Le changement dans la continuité résume ce nouveau tour de piste assez réussi.Loïc Picaud - Copyright 2019 Music Story