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La chanteuse new-yorkaise a toujours plus ou moins mis sa vie en musique. Ainsi, un album comme le superbe Nine Objects Of Desire témoignait en 1996 des joies de la maternité. En 2001, Songs In Red And Gray est plus amer, le ton d'ensemble étant marqué par sa récente séparation d'avec son mari, le producteur Mitchell Froom dont elle n'avait, auparavant, cessé de chanter les louanges. D'où un album hanté par le divorce et ses déboires, qui s'interroge sur les vertus du mariage. Si l'ambiance folk enchantera sans problème les amateurs (fort nombreux) de "Luka" et "Tom's Diner", l'heure est malgré tout aux bilans et remises en question comme en témoignent "Widow's Walk" et le cynique "Soap And Water". D'une poésie trouble et intacte, produit par Rupert Hine, l'ensemble offre encore à entendre les virtuoses vocalises de la maîtresse de céans portées par des arpèges tout en finesse. On écoutera en boucle le superbe "I'll Never Be Your Maggie May", triste constat et réponse personnelle d'une grande dame encore sous le choc à un classique signé par Rod Stewart. --Hervé Comte
Description du produit
2001 album produced by RUPERT HUNE
Critique
Pop & Folk. La séparation maritale d'avec Mitchell Froom, qui produisait les derniers disques de la new-yorkaise, correspond aussi à un changement musical qui se trouve être, sur Songs In Red And Gray, un retour aux sources. En effet, et Vega le déclare, fière et heureuse à qui veut bien l'entendre, ce sont d'abord des chansons que l'on entend ici, bien avant un quelconque travail de production. Elle est d'ailleurs retournée écrire au Centre d'Échanges des "songwriters" de Greenwich, comme entre 80 et 85. L'inspiration est au rendez-vous sur une grande moitié de l'album, qui offre ces mélodies magiques, douces-amères et si attachantes qui font ses grands albums (99.9 F°). Quelques autres titres, pourtant, sont plus anecdotiques, mais la voix demeure, de bout en bout, soyeuse et cajoleuse. -- Compact