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Ce descendant des pionniers américains n'a pas eu besoin de dégainer comme "les Dalton" pour conquérir le pays d'Astérix. Devenu un des fleurons emblématiques de la chanson française à la fin des années soixante, Joe Dassin a su imposer ses mélodies "la Fleur aux dents" et s'en est allé "Comme la lune", dans la chaleur moite de "L'Eté indien". Cinquante et un de "Ses plus grands succès" et seize ans de carrière artistique sont réunis dans cette compilation qui lui rend hommage. Des chansons qui se savourent comme "Des petits pains au chocolat" ou que l'on sifflote sur "les Champs-Elysées", "Dans la brume du matin". A l'époque où la mode disco était en pleine effervescence, les airs de "l'Equipe à Jojo" et non pas de "la Bande à Bonnot" conservent ses marques aux sons de la country et du jazz New Orleans. L'influence d'un artiste venu de "l'Amérique" est trop importante pour qu'il en soit autrement. -- Valérie Dupouy
Description du produit
DOUBLE CD: Joe Dassin,Ses Plus Grands Succès
Critique
Pour les 20 ans de sa disparition, Sony réédite une nième compilation de Joe avec tous ses tubes et succès, à l'exception de "Bip bip", "Fais la bise à ta maman", "Elle était oh !", "Fais-moi de l'électricité", "Et l'amour s'en va", "Si tu penses à moi", "La vie se chante"... auxquels le compilateur a préféré des faces Z : "Le Grand Parking", "Un lord anglais"... Si le visuel est plutôt réussi avec la photo de Bob Lampard, ce double disque ne présente qu'une nouveauté contestable : le remix latino 2000 de "Taka Takata" par Sandro Abaldonato. Si le (joli) livret couleurs de 16 pages avec des photos de Bernard Leloup propose un texte émouvant (mais pas complaisant), bien que professionnel (n'y cherchez rien de sulfureux), signé de Claude Lemesle (auteur pour Joe de 1967 à 1980, notamment des excellents "Fleur aux dents" et "Équipe à Jojo"), ce récit comprend quelques erreurs : quand Dassin rencontre son arrangeur Johnny Arthey en 1966, ce dernier n'a pas encore écrit l'arrangement de "Éloise !" Quant au verso du livret qui propose vidéo, DVD, coffret (avec intégrale des albums originaux réédités par Platine en 1995), et le bon de marketing direct pour un faux disque d'or à 890 FF..., il n'est pas sans rappeler une certaine politique presse-citron déjà utilisée pour Claude François, laquelle mena, après plusieurs années fastes, à la déroute du 20e anniversaire de sa disparition en 1998. Que Julien et Jonathan soient vigilants ! Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs. -- Platine