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Après Exploring The Inside World, un disque sans doute trop complexe (trop personnel ?) pour espérer faire l'unanimité, l'ex-producteur d'Assassin, de Rodolphe Burger ou de Tony Allen revient deux ans plus tard avec Temple On Every Street, un album plus abouti et tout aussi riche (et agrémenté d'un deuxième CD contenant des versions alternatives de "Moutains (Will Never Surrender)"et des pistes DVD). Son mélange d'abstract hip-hop, de funk, d'electro et de free jazz est toujours aussi captivant, recelant systématiquement des vibrations qui ne ressortent qu'après plusieurs écoutes. En bon explorateur musical qu'il est, férocement indépendant, Docteur L a lui-même joué la plupart des instruments utilisés pour composer la texture des morceaux, s'est samplé pour les arrangements et s'est même essayé au chant (le plus souvent "vocoderisé"), se construisant ainsi son propre univers, à la fois chaleureux et exigeant. Mais, où qu'il aille, on le suit avec plaisir dans ses pérégrinations sonores, du superbe "The Wheel Turns" aux tordus "Coffee Pot" ou "Touch The Sky" en passant par les funky "Lost In Da Machine" ou "Temple On Every Street", jusqu'à l'hypnotisant "Labyrinth" final. Avec Temple On Every Street, Doctor L s'établit comme l'un des producteurs/compositeurs downtempo les plus passionnants (et les plus mystérieux) du moment. --Dambusta