Critique
Orné d'un visuel de Raymond Moretti, illustrateur qui a toujours beaucoup suivi les chanteurs, ce double live mélange habilement les tubes (que Charles semble chanter contraint et forcé) et les nouvelles chansons (qui, même quand elles ne sont pas de la meilleure facture, sont mises en avant de gré ou de force). Parmi ces dernières, la chanson de la comédie musicale Lautrec ("Quand tu m'aimes"), également l'hommage à Dalida ("De la scène à la Seine"), sans oublier l'incontournable titre nostalgique ("Qu'avons-nous fait de nos 20 ans ?") que Charles – qui depuis 50 ans chante la nostalgie – ne considère pas comme tel. Au chapitre des succès, rien n'est sacrifié (surtout pas les années 60). Cela fait 50 ans que Charles chante sa "Jeunesse", "Après l'amour" et raconte que ce titre a été censuré à l'époque, cela fait 40 ans qu'Aznavour nous offre "Je me voyais déjà", "Tu te laisses aller", "Il faut savoir", "Et pourtant", "La Mama", Que c'est triste Venise", "La Bohème", "J'aime Paris au mois de mai", "Emmenez-moi"..., cela fait 30 ans qu'Aznav'vibre – et nous avec – sur "Mourir d'aimer", "Mes emmerdes", "Non, je n'ai rien oublié", "Les Plaisirs démodés", "Comme ils disent"... Cela fait surtout 20 ans qu'Aznavour écrit et enregistre des chansons qui ne traversent pas le temps. Alors, puisque le répertoire ne varie plus – hormis les quelques titres ponctuels ajoutés pour la promo du moment – pourquoi le dinosaure n'ose-t-il pas les arrangements live plus originaux ? Peut-être qu'il y perdrait son public fidèle (de toute façon trop nombreux, les salles étant toujours pleines) au profit d'une nouvelle clientèle qui le projetterait encore plus dans le futur et qui ne se demanderait plus : "Monsieur Aznavour, qu'avez-vous fait depuis 20 ans ?" -- Platine
Description du produit
La vente de cet article permet de financer la plantation d'arbres en France :) Commentaire : premier CD en parfait état, le second présente des micro-rayures.