Amazon.fr
Un jour, Colette eut ce commentaire à propos du violoncelliste français Pierre Fournier : « Il chante mieux que tout ce qui chante. » De toute évidence, ce dithyrambe pourrait être aussi appliqué à la Britannique Jacqueline du Pré, disparue en 1987 en pleine force de l'âge, tant son jeu dégage une émotion prégnante qui demeure inégalée. On croyait tout connaître de cette musicienne hors pair jusqu'à ce que Teldec débusque deux inédits radiophoniques : un concerto pour violoncelle de Dvorak sous-tendu par une tension permanente, et un autre de Saint-Saëns aux lignes épurées. Il faut dire que ces deux chefs-d'oeuvre bénéficient de la présence au pupitre de deux géants de la baguette : Daniel Barenboïm, l'ex-époux de la violoncelliste, et Sergiu Celibidache, figure incontestée d'une époque musicale révolue. --Pierre Guillaume