Les compétences de T.M. Stevens sont bien connues. Bassiste de légende, - au hasard il a bossé avec The Pretenders, Joe Cocker, Tina Turner, Cindy Lauper, Billy Joel, Steve Vai, pour n'en citer que quelques uns - en parallèle de ses brillantes activités de musicien de session, notre homme mène aussi une carrière solo particulièrement intéressante. Son style furieux et mélodique est unique, de même que son impressionnante attitude scénique. En solo, il officie aussi derrière le micro pour nous offrir un cocktail explosif dans lequel rock puissant, funk sulfureux et soul brûlante se mêlent à merveille. Celui qui rythme des hits tels que « Unchain my heart », « Nightcalls » (Joe Cocker), «Foreign Affairs » (Tina Turner), « Gravity » (James Brown) ou « River Of Dreams » (Billy Joel), se lâche complètement sur ses propres ½uvres. A ce jour, T.M compte cinq albums à son actif : « Boom » (1995), « Sticky Wicked » (1997), « Radioactive » (1999), « Shocka Zooloo » (2001) et enfin ce récent et torride « Africans in the snow ». Personne n'a oublié sa contribution active, en 1997, à « Black Night, Deep Purple Tribute According To New York » qui mariait à merveille les racines africaines du bassiste aux compos du célèbre groupe de hard rock. Ce disque symbolise parfaitement la vision artistique de ce géant (dans tous les sens du terme) de la basse. T.M. Stevens qualifie lui-même sa musique de « Heavy Metal Funk ». Dans la lignée de Bad Brains, Living Colors ou des premiers albums des Red Hot Chilli Peppers, les titres énervés de «Africans in the snow » possèdent tous les ingrédients pour faire bouger les foules.