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Depuis la fin des années 50 et "Moi j'attends Adèle", Pierre Perret joue avec les mots de la langue française pour faire rire, souvent même jusqu'aux éclats, mais également pour faire réfléchir. Et le message passe d'autant mieux que c'est de façon presque toujours irrésistible qu'il décrit les maux de la société moderne. De "La Bête est revenue" à "Ferdinand", en passant par "Le Temps des tabliers bleus", "Jeanne" ou "Amélie", les quinze titres de cet album sont du meilleur Perret. Parfois même, on se surprend à sourire jaune... --Philippe Margotin
Description du produit
14x13x1cm. CD.
Critique
Le dernier Pierrot n'est pas lunaire, mais au contraire très terre à terre. Après un disque érotico-coquin, il revient à l'autre style qu'il pratique depuis longtemps : la chanson engagée (cf. "Lili"). Ici, il attaque les fascistes-racistes ("La Bête est revenue"), ceux qui provoquent les guerres, la destruction de la nature, ceux qui tuent pour la religion, et même Céline (Ferdinand). Au milieu de cette volée de bois vert, il marque une pause nostalgique en se retournant sur son enfance ("Le Temps des tabliers bleus"), évoque l'amitié, l'amour des femmes et des enfants et ne peut s'empêcher de parler de "baise", d'un "rose petit con charmant"... ("Le Vieux Marin"), juste avant de chanter un texte de Francis James ("La Jeune Fille"), un autre d'Hugo ("Demain dès l'aube"). Si les textes sont très travaillés, les mélodies (bien arrangées et jouées par des pointures) manquent un peu d'efficacité. -- Platine - Janvier 1999