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Si le titre a quelque chose d'énigmatique La Biographie de Luka Philipsen est comme un livre ouvert. Pas de chichi et de longues digressions mais un phrasé profondément intimiste et léger qui se chuchote discrètement sur des envolées pop, hip hop, et folk yiddish ("On est loin") ou américain. Une brise discrète et sensuelle souffle sur le premier album de Keren Ann coécrit avec son compagnon Benjamin Bioley. Où ce doux filet de voix qui est le sien s'attarde entre "Jardin d'hiver" et "Dimanche d'hiver". Des ballades envoûtantes et syncopées ("Dans ma ville", "Sur le fil", qui rappellent celles du groupe Autour de Lucie) aux simples refrains qui, sur fond de violons, piano, violoncelles, célèbrent la solitude ("Seule") et l'éphémère ("Deux"), les chansons de Keren Ann s'inscrivent dans la tradition des songwriters. Un album puisé au coeur de la vie avec une infinie tendresse. -- Valérie Dupouy
Description du produit
LA BIOGRAPHIE DE LUKA PHILIPSEN
Critique
C'est notre coup de cœur du moment ! Réalisé par Lionel Gaillardin (Il était une fois) et Benjamin Biolay, qui cosigne la plupart des titres et chante en duo "Décrocher les étoiles", rarement un premier album aura fait preuve d'une telle cohérence et d'une telle maturité. Car de "Dimanche en hiver" à "Autour de l'arbre", en passant par "Jardin d'hiver" dédié à Henri Salvador, les treize titres de ce petit bijou pop distillent un climat étrange et obscur, dépeint tout en nuances par une voix suave, des textes précis et troublants, délicatement posés sur des mélodies aux harmonies classiques et modernes à la fois. Le tout agrémenté de subtils arrangements où se répondent la virtuosité de guitares, pianos, clarinettes, violons et violoncelles. À contre-courant de la production actuelle, l'univers très littéraire, presque existentiel, de Keren Ann, dont se dégagent déjà des thématiques omniprésentes comme l'ennui, la solitude ou le temps qui passe, est des plus attachants. Il inscrit la brune au visage mélancolique dans la parfaite descendance des héroïnes romantiques de la chanson, telle Françoise Hardy. -- Platine
Douce pop. Nouvelle venue dans le paysage sonore français, la jeune fille a voyagé. D'Israël, elle est ensuite allée aux États-Unis, en Hollande et, aujourd'hui, à Paris. Ce parcours donne un disque aux ambiances réellement internationales, évoquant ici Portishead, là Françoise Hardy, ailleurs Beth Orton. Très dépouillée, sa musique est essentiellement acoustique, quelques délicats arpèges de guitare accompagnant une voix précise, discrète et très présente à la fois. De la chanson à (joli) texte, pour sûr, parfois soutenue par quelques cordes ou instruments organiques mis en place par l'alter ego B. Biolay, subtil arrangeur devant l'éternelle (jeunesse) ! Ritournelles aux contours faussement cajoleurs et impressions de vie(s) hautes en couleurs ! -- Compact