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Elle avait choisi de déserter les scènes du show business. Un repos bien mérité après ses triomphes consécutifs à l'Olympia, au palais des Sports, à Bercy et au Casino de Paris. Celle qui dans les années 80 envahit les ondes avec des succès, dont notamment "Toute première fois", "Johnny Johnny" ou "En rouge et noir", fait un retour en force. Et en forme. Ecrit, composé et réalisé par la punkette aux cheveux rouges, ce septième album (auquel a participé son ingénieur fétiche Kenneth Ploquin) nous alpague de ses 14 plages. Et pour nous reconquérir, l'artiste affiche une ardeur volontairement intimiste et incandescente ("Paul et le Paradis"), aussi dépouillée qu'efficace. Désir d'insolence baigne dans des rythmes techno-rock ("Pas faire ce qu'il faut", "Le Sens des affaires") mais conserve également le côté mélodique des premiers albums ("X-Tra-ordinaire", "Désir d'insolence"). Entre le feu et la glace. --Valérie Dupouy
Critique
Désir d'insolence marque le grand retour de Jeanne Mas après trois ans d'absence. Elle revient avec un album écrit, composé et réalisé par ses soins (avait-elle vraiment le choix ?), rompant avec son groupe Les Egoïstes et le style pseudo-hard-rock qu'elle semblait avoir épousés en deuxièmes noces. Preuve qu'elle s'était visiblement trompée de vie… Aujourd'hui l'équipe est neuve ! Avec Désir d'insolence, Jeanne Mas revient à ses premières amours, aux mélodies, à un creuset de styles qui avait fait d'elle une vedette. Déjà quelques titres sonnent comme de potentiels singles tels que "Désir d'insolence", "Comme nous sommes" ou "X-tra-ordinaire" (tous les trois d'ailleurs signés par la chanteuse). Seront-ils suffisants pour être des tubes ? Même "Sauvez-moi" (classé n°3 en mars 1987), avec des arrangements qui n'apportent aucun second souffle à la chanson, risque de tomber à plat. À noter que cette dernière est un des rares tubes que Romano Mussumara n'avait pas signés à l'époque… (les ranc urs persistent…). Deux poèmes, l'un de Verlaine ("Chanson d'automne") et l'autre d'Apollinaire ("Le Pont Mirabeau") ont été mis en musique, mais Jeanne savait-elle seulement que le grand Léo Ferré était passé avant elle et avait fait du poème un standard de la chanson ? En un mot, une volonté d'insolence qui aura du mal à se faire entendre dans d'insolentes années 2000. --T.C. -- Platine