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De toutes les qualités que l'on a découvertes au cours des années chez Claude Nougaro, son goût pour le jazz et son amour des rencontres sont celles qui auront sans doute le plus marqué sa carrière et qui lui permettent encore aujourd'hui d'occuper une place unique dans la chanson française. Pour Embarquement immédiat, ces deux aspects s'avèrent à nouveau décisifs : le jeune Yvan Cassar, qui compose cinq morceaux, marque l'album de son empreinte musicale, alors que les formes libres du jazz sont toujours autant présentes dans les compositions que dans la voix du Toulousain. Cette voix si particulière qui lui convient à merveille pour exprimer son amour des mots, à tel point qu'on ne sait pas qui du mot ou de la voix domine l'autre... Après une entame enlevée qui voit l'apport d'un big band enrichir l'instrumentation des premiers morceaux (notamment sur le superbe thème "Tin Tin Deo" de Dizzy Gillespie, repris sur "Chiffre deux, nombre d'or"), l'album s'épure et prend une allure plus langoureuse avec les mélancoliques "La Vie en noir", "L'Île Hélène", "Mademoiselle maman" ou le très beau "Déjeuner sur l'herbe". Enfin, les derniers titres sont de parfaits révélateurs de l'ouverture d'esprit du personnage sur ces autres cultures musicales qui lui sont chères : l'Afrique ("Langue de bois" et "Bozambo") et l'Espagne pour terminer ("Ma cheminée est un théâtre"). --Dambusta
Description du produit
CD Album NEUF juste déballé .Composé de 12 Titres .Envoie Soigné Sous 48H.
Critique
Après des succès chez Philips (1962-1974), Barclay (1976-1986), Phonogram (1991-1997) qui sont tous aujourd'hui la propriété d'Universal, le chanteur de Toulouse a débarqué chez EMI France, dirigé depuis peu par Marc Lumbroso, "l'homme qui a lancé Goldman". Fort de la confiance de son nouveau patron, il a engagé la rolls des arrangeurs, Yvan Cassar (Hallyday) pour faire un disque de jazz vocal dans l'esprit de ceux qui se faisaient dans les années 60. Ensemble, ils sont allés enregistrer au fameux Studio Capitol de Los Angeles, dans lequel Eddy Mitchell était venu quelques mois auparavant pour faire une partie de son dernier album. Le résultat est époustouflant, même si Yvan Cassar est définitivement plus arrangeur que mélodiste. Après "Les Bas", dont le texte est le grand atout, les prochains single pourraient bien être : "Jet Set" dont l'orchestration à la Lalo Schiffrin est une pure merveille, et Bozambo, moins jazz américain et plus africain (tout comme "Langue de bois"). Quant à Nougaro, il n'a pas perdu sa plume et il joue toujours aussi bien avec les mots : "Je suis un cancre las" ("Anna"), " Est-ce que l'île l'aime, pense-t-elle à son il ? " ("L'Île Hélène")… À noter une adaptation, celle du standard "Tintin Déo" ramené par Dizzy Gillespie de Cuba et devenu, sous la plume de Nougaro, "Chiffre deux, nombre d'or". Un très bel album. --J.-P. P. -- Platine