Amazon.fr
Michel Fugain est un artiste discret qui cependant fait partie depuis plus de 30 ans du paysage musical français. Et c'est avec une énergie débordante et un sens affirmé de l'éclectisme qu'il mène sa barque contre vents et marées renouvelant sans cesse un répertoire qu'il qualifie lui-même de populaire. Avec ce 18e album, l'artiste nous invite à partager son optimisme et sa joie de vivre. Bossa nova, rythm'n'blues, salsa… ses mélodies sont issues d'influences diverses mais ont le mérite de rester en phase avec leur époque. Et d'avouer : "Je suis musicien, je passe ma vie dans un univers de musique, entouré de musiciens qui ont la moitié de mon âge. Comment voulez-vous qu'il en soit autrement ?" Les 11 chansons d'Encore offrent une homogénéité imparable et leurs textes brassent les sentiments sautant de la rêverie truculente au coup de gueule ironique. Une grande ballade ensoleillée dans l'univers Fugain. --Valérie Dupouy
Description du produit
En Stock.
Critique
Après trois disques d'or en cinq ans, un pour chacun des deux albums studio : Plus ça va (1995), De l'air (1998) et un pour le live à La Rochelle, Petite fête entre nous (1996), ce nouvel album risque de suivre le chemin des précédents, une fois de plus tiré par un single. Si le disque de 1998 avait bénéficié du succès de l'excellent 2000 ans et un jour, signé avec Claude Lemesle, celui de 2000 et un an a profité de l'exposition radiophonique du très efficace Encore, toujours du tandem Fugain-Lemesle. Quand on va plus loin dans l'album, on découvre d'autres mélodies dont Michel a le secret mais dont les arrangements rappellent trop ceux du Big Bazar 70 (Michel, laisse des jeunes arranger tes musiques !). D'autant plus que Lemesle utilise des mots fugainesques un peu usés comme "Soleil" ou des formules dérapantes comme "Et plus si affinités", se rattrapant cependant par "Les Pages people". En revanche, les façons de développer des thèmes classiques de Brice Homs sont toujours en quête d'originalité : "C'est toi que j'ai chantée (liberté)", "Madame". Cerise sur le gâteau de ce CD, un texte de Pierre Fugain, le papa de Michel ("Toi que j'aime") et un titre cosigné avec Didier Barbelivien et Michel Sardou ("Derrière une chanson"). Il faut rappeler que Fugain a composé le dernier album de l'autre Michel. Mais alors, qu'est-ce qui fait finalement que les albums de Fugain ne vont jamais au-delà du disque d'or ? Et donc que l'artiste ne peut faire une tournée des Zénith comme Hallyday, Mitchell, Clerc, Sardou, les autres dinosaures des sixties ? Peut-être le fait qu'après 15 ans avec les mêmes auteurs, 35 ans avec le même mélodiste (lui-même), pas mal avec le même arrangeur (encore lui), les mêmes musiciens (Léonardon, Fanfant, mais pas Le Gall), les mêmes choristes (Régis Sévignac, Claude Samblancat) dont le Trio Esperança ("L'eau qu'on boit"), le public potentiel attend peut-être que cesse le ronronnement chez un artiste du passé qu'il a choisi de ne pas mettre dans la catégorie ringard. Allez, Michel, bouge-toi ! -- Platine