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Celui qui en 1999 "emmerdait la chanson française" continue à en faire et nous revient en 2001 avec un deuxième album en forme de portrait vitriolé d'un quotidien qu'on ne lui souhaite pas être complètement le sien. Le ton est donné dès les premières scansions de cette voix en suspend, parfois jusqu'à la désincarnation : "On raconte que je suis foutu, une loque, un détritus..." Autobiographiques ou non, les textes d'Erik Arnaud sont en tout cas parfaitement expressifs et convaincants. Au sein de cette poésie au teint pâle qui nous renvoie bien souvent devant un miroir, Erik Arnaud fait preuve d'un mordant et d'une (auto)-dérision qui font mouche. Alliant le fond à la forme, le maître des lieux déploie des ambiances musicales fatiguées et engourdies, à base de guitare-basse-batterie. Une formule résolument rock, parfois augmentée de quelques additifs. Avec ce deuxième album, Erik Arnaud prend définitivement position au cur d'une certaine chanson française, quelque part entre Manset, Murat et Diabologum. --Fabrice Courdan
Critique
Chanson rock. Le problème d une réputation qui précède les actes est que l on se retrouve souvent bien déçu. Ainsi en est-il d Erik Arnaud, annoncé comme le futur de la chanson à guitares. Si les compositions sont effectivement d une grande qualité, avec des effets de production (signés par l ex-bassiste de Swell, Monte Vallier) et une construction originale, il n y a pas de quoi crier à la révolution. Parlés plus que chantés, les textes noirs d Erik plombent l ambiance sans arriver à donner cette subtile beauté que peuvent avoir les atmosphères obscures d un défunt Diabologum auquel on l associe. Au final, on se retrouve avec un disque pas mal foutu, mais qui n arrive jamais vraiment à décoller, un énième exemple d inexplicable engouement médiatique sans réel fondement. - 12 titres, 45m07 - -- Compact