Critique
En souvenir d'une tournée de quatre-vingts dates, dont huit Olympia, ayant rassemblé au total quelque cent mille spectateurs, l'ami Étienne nous livre le double album contenant l'intégralité d'un concert qui flirtait avec la perfection. Soigné dans sa présentation comme dans son contenu, ce Live est l'occasion de mesurer tout le perfectionnisme du prince de la pop française.
Qu'il s'agisse de la production scénique de ses anciens tubes revisités avec modernité ("Le Grand Sommeil", "Épaule Tattoo", "Tombé pour la France", "Comme un igloo", "Saudade", "Duel au soleil"...), ou de l'interprétation de ses nouveaux tubes, sur lesquels l'émotion émanant de sa voix fragile tient une place déterminante ("Sur mon cou", "Le Premier Jour", "Le Brasier", "La Nage indienne", "Ouverture"...).
Et il suffit d'entendre les applaudissements à tout rompre de ses irréductibles fans, avec lesquels une véritable complicité semble s'être installée depuis vingt ans, pour se laisser convaincre que Daho fait toujours office de précurseur et de modèle de bon goût artistique. Au point qu'on en vient presque à regretter que le producteur se soit fait plus rare ces derniers temps...
À noter en bonus, un duo avec sa copine Dani, pour laquelle il avait déjà uvré ("Cette histoire commence", 1987) : "Comme un boomerang", un titre signé Gainsbourg pour la chanteuse en 1975, à l'occasion du Grand Prix Eurovision, mais qui n'avait jamais vu le jour. Un miracle d'archéologie musicale donc ! -- Platine