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La légende raconte qu'Yma Sumac, diva des années 50 aux origines mystérieuses, spécialisée dans l'exotisme, aurait appris les chansons typiques des indiens Jivaros en se rendant auprès d'une tribu avec un magnétophone. L'histoire est sans doute apocryphe, mais peu importe : la voix aux quatre octaves de la supposée princesse Inca est bien là. Yma Soumac passe sans efforts des sons les plus graves, chantant plus bas que les choeurs masculins traditionnels qui l'accompagnent, à des trilles de colibri. Si certains morceaux ("Aullay") comportent du piano, la plupart des chants ("Sauma", "Hampi") sont principalement composés de percussions et de flûtes, conférant à l'album un climat étrange, envoûtant et franchement dépaysant. -- Isabelle Chelley