Critique
En plus d'une nième compilation, après celle – à succès – de 1992, suivie d'une autre – moins plébiscitée – en 1996, EMI a remis le couvert (et le pub TV). "Un train peut en cacher un autre" s'avère aujourd'hui plus vrai que jamais, car, derrière la compile se cache une véritable anthologie en 3 CD avec maquettes, certaines inédites, versions alternatives, spots de pub radio pour la presse (Lui, OK !), jingles télé (Music-Hall à Provins), reprises ("La Ballade irlandaise") et même live ("La Fille que j'aime") ce qui est exceptionnel... Parmi les maquettes, on savoure "Sonne carillonne", "Les Filles du mercredi", "Quand tu partiras", "C'était l'année dernière", "Viens faire un tour sous la pluie", "Mescalino"... mais aussi "Joelle" dans des inédits "Saolin" (alias "Vent frais, vent du matin") et "Hush, Pretty Baby", et avec Serge dans "Cause toujours" et "Minuit joli". En ce qui concerne les versions alternatives comme "Chacun de nous", "Compte sur tes doigts", "C'est comme ça que je m'en vais", "Pomme", "Tourne la page" et la version anglaise "In The Sunrise" (si proche du "Everlasting Love"), on y perçoit vraiment le travail des harmonies vocales... Même si le livret compte quelques erreurs (Marie n'a pas participé à l'Eurovision avec "Soleil" mais à la Rose d'Or d'Antibes et au Festival de Spa dont elle a été lauréate), cette anthologie est un des rares disques courageusement invendables réalisé par une major à destination des fans. Un superbe témoignage du travail du meilleur groupe français des années 70. -- Platine