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Nat King Cole est-il le père des crooners de variété ou un artiste majeur du jazz vocal ? Ce débat, qui a longtemps divisé les amateurs de jazz, semble aujourd'hui vain à l'écoute de cette compilation. On se rend compte que, si Cole était bien souvent aux limites des genres (jazz, chanson, "crooning"...), il était avant tout un brillant interprète, doté d'une voix de velours inimitable. Cole a touché à tout : les standards de jazz, les mélodies hollywoodiennes et issues de Broadway, sans compter un certain répertoire - kitsch - sud-américain, avec un même souci d'interprétation et d'authenticité. Il n'existait pas de mauvaise chanson selon lui, si celle-ci devait passer par sa voix... C'est ainsi que selon des formules variables (trio, solo, symphonique...) il a réussi à captiver l'attention d'un grand public avide de belles mélodies. Un artiste essentiel du courant "mainstream" capable de populariser tous les grands standards. --Eric Frank
Critique
À l'occasion de la nouvelle compilation de la fille, EMI relance la compilation du père, sortie en 1996. Évidemment, on y trouve la version originale de "Unforgettable" (1951) enregistré en solo avec l'excellent Nelson Riddle. Également "Route 66" (1946), "The Christmas Song" (1946) un standard de Noël repris depuis, entre autres, par Céline Dion, "Mona Lisa" (1950) signé des auteurs de "Que sera sera" adapté par Line Renaud, Jacqueline François et Georges Guétary, "Ballerina" (1956) repris à nouveau par Line, "Quizas, quizas, quizas" (1958) adapté par Salvador, "Ramblin' Rose" (1962) repris par Petula Clark, "Vaya con dios" (indiqué 1962 sur le disque ?) adapté encore par Line ainsi que Réda Caire, "The Girl From Ipanema" (1965) traduit à nouveau par Jacqueline, Richard Anthony… Sur 25 titres, deux chansons françaises font partie du tracklisting : "Les Feuilles mortes" de Prévert et Kosma (1955) et "Que reste-t-il de nos amours" ? de Trenet (1960). Si vous n'avez encore rien de Nat King Cole chez vous, ce disque est pour vous. Vous comprendrez pourquoi cet interprète est une référence toujours pour les artistes du troisième millénaire. Dommage que la pochette de ce disque fasse un peu cheap, l'image de l'artiste étant bien au-dessus. -- Platine