Amazon.fr Perpétuellement entre deux chaises et tiraillé par les démons qui l'assaillent, Nick Cave n'a jamais vraiment voulu choisir. D'un côté, il voue un culte quasi suicidaire au cirque du rock'n'roll avec son cortège de drames quotidiens dont l'héroïne, de l'autre, sa passion pour quelques crooners - d'ailleurs pas plus sages - le pousse à écrire des morceaux comme "Watching Alice" dont le dangereux équilibre entre sérénité et folie destructrice illumine le précédent Tender Prey. Il n'empêche que, avec The Good Son, le Cave tourne la page des fulgurances soniques de Birthday Party et rentre au bercail, sinon dans le moule. Ce n'est certes pas de la bienséance guindée mais Nick Cave ne se cache plus derrière les mots, ce rempart factice contre ce qu'on croit à tort être des clichés, et il écrit des chansons aussi simples que "Lament" et "Lucy" qui s'apparentent plus à Roy Orbison qu'aux Stooges. Voilà un disque qui témoigne d'un parcours en forme de rédemption qui rappelle celui d'Iggy Pop. Celui qu'on aurait finalement souhaité à Jim Morrison dont les Doors sont justement une des influences des Bad Seeds. --Philippe Robert Description du produit Fuyant un moment ses majestueuses ténèbres, Cave décide d'offrir en 1990 à son public un petit carré de lumière avec l'album The Good Son. Se partageant entre atmosphères brésiliennes et américaines, l'album débute par un Foi Na Cruz apaisé, avant de connaître son envol sur les formidables The Weeping Song et The Ship Song. Toujours secondés par Mick Harvey et Blixa Bargeld, Cave est ici franc et direct, moins amer que par le passé, et profite de la composition de The Hammer Song et de The Witness Song pour donner un second souffle à sa musique. Une éclaircie dans l'odyssée de Cave et des Seeds, un pendant subtil aux précédents opus. Splendide version en 5.1 dans le DVD, agrémentée de faces B et d'un documentaire ad hoc réalisé par Iain Forsyth and Jane Pollard.