Critique Ce nouvel album s’ouvre sur un clin d’œil. Come on Die Young fait clairement référence à l’expression « Live fast, die young » (« Vivre vite, mourir jeune »). Le groupe rappelle que son esprit, son refus du conformisme et son engagement sont punk. Si ce disque est moins dévastateur que le précédent Young Team, Mogwai y démontre sa capacité à évoluer sans se renier. La première bonne idée est de faire appel au producteur Dave Fridmann (Mercury Rev, Flaming Lips), qui « apprivoise » les guitares du groupe. Mogwai n’a désormais plus besoin de se cacher derrière des déflagrations sonores. Cette nouvelle production dure 1 heure et 10 minutes, mais elle est limpide. Les compositions sont aériennes et subtiles, contrairement au premier album, qui confrontait les extrêmes, les morceaux sont composés de montées et de baisses de tension régulières et fraient avec la musique expérimentale. Seul sur « Christmas Steps » et pour quelques minutes seulement, on retrouve les éclats de guitares et la hargne du groupe. Mogwai est toujours un groupe de rock mais qui suit désormais des sentiers de traverse. « Même si la voix n’y intervient que très rarement, on continue de considérer nos morceaux comme des chansons parce qu’ils font appel à des structures, des grilles d’accords et des formats assez simples. On se définit sans complexe comme un groupe rock parce qu’à nos yeux, le rock n’a pas une histoire figée et c’est à celle-ci que l’on espère apporter notre contribution. »Christophe Deniau - Copyright 2019 Music Story