Critique
Pop - Entendre Quickspace, c'est comme succomber au chant des sirènes, se laisser bercer par l'incessant ressac d'un flot harmonieux tournant à l'obsession, à l'écho immortel. Sans doute à cause des titres très longs, échafaudés d'accords primitifs mais étirés à leur paroxysme. D'où ce vague à l'âme, ce bleu au corps témoignant d'une profonde ivresse probablement inspirée par Muse, voire l'écorché Playdoh. Du moins, hypothétiquement, car Quickspace est né bien avant ces insolents bambins. Quant à la production, elle ne noie pas le poisson dans l'eau, lâche plein pot l'onde dissonante, le chant approximatif d'un enregistrement capturé sur le feu, alternant le chaud/froid d'une métallurgie frappée par le talent. -- Compact