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Parallèlement aux escapades de Mark Nelson sous bannière Pan American et à leur tournée commune, le trio de Richmond a pris le temps en 2000 d'enregistrer son sixième album dans la Mecque Post-Rock de Chicago. Avec Steve Albini en producteur, on était au moins sûr que la nature minimaliste du son Labradford n'allait pas être altérée. D'ailleurs contrairement aux deux épisodes précédents, Fixed: Context se passe de l'adjonction de cordes pour survoler ces grandes étendues sonores parcourues de bidouillages électroniques, de claviers analogiques et de guitares mélancoliques. Pour amorcer ce nouvel opus, le groupe n'a pourtant pas lésiné : le bien nommé "Twenty" s'étire sur quasiment autant de minutes, toutes indispensables. Un vrai petit chef-d'oeuvre qui montre que leur habileté sur la longueur n'a rien à envier à celle de Godspeed You Black Emperor!, champion en la matière. À la suite de cette magnifique "introduction", le groupe retrouve des atmosphères plus facilement identifiables où les guitares règnent en maîtres et savent créer ces moelleux réceptacles à émotions si caractéristiques. Lentement (forcément) mais sûrement, la musique hantée de Labradford renforce sa portée évocatrice. --Fabrice Courdan
Critique
Post-rock planant. Le trio originaire de Richmond (Virginie) est toujours aussi à part, décalé et loin de toute mode fédératrice et les compagnons de jeux se font de plus en plus rares : souvenez-vous de vos bourricots de copains qui tenaient absolument à vous faire partager leur stupide passion pour le football, et vous comprendrez à quel point les gars de Labradford doivent se sentir à l aise en compagnie d autres musiciens ! Leur musique est belle, purement instrumentale (sic) et elle respire les grands espaces. Étonnant qu un enragé tel que Steve Albini ait réussi à les comprendre et à capter l essence même de leurs aspirations sonores, comme quoi il ne faut jamais se fier aux appâts rances Un pur moment de détente et de bonheur, laissez-vous donc aller. - 4 titres, 37m 08s - -- Compact