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Lorsque cet album est lancé sur les ondes en 1995, il est reçu comme une véritable libération dans le royaume du reggae et Banton devient instantanément la nouvelle référence en la matière. Thi Shiloh a autant de force (et provoqua autant d'enthousiasme) qu'un album de Bob Marley sauf que c'est du Buju pur jus. Sa voix grasse et rauque, rôdée dans les dance-halls enfumé, nous donne l'impression que son larynx est en aluminium. De "Thi Shiloh" à "Til I'm Laid to Rest", c'est un chef-d'oeuvre. Banton, guidé par le fantôme de Marley, garde un esprit très roots et reste fidèle à sa tradition dancehall. L'irrésistible "Win' Up And Skin Out" et "Champion" nous aident à mieux comprendre ce qui unit les rastas des collines aux rude boys des dancehalls, prêchant la paix, le positivisme et la spiritualité. -- Elena Oumano
Ce qui est choquant vient du fait que Thi Shiloh n'a rien de choquant. Buju nous livre purement et simplement un grand album. New Musical Express (8/26/95).