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C'est sur des partitions de Georges Brassens que Maxime Le Forestier, adolescent, s'est initié à la guitare. Ce sont des chansons de lui que, jeune chanteur, il interprète aux terrasses des cafés. C'est grâce à lui qu'il fait, en 1972, une première scène à Bobino qui propulse sa carrière vers le succès. Guère étonnant dès lors que le disciple ait rendu à son maître de multiples hommages tout au long de sa carrière. Mais celui-ci est très particulier. Puisque Le Forestier y interprète douze chansons que Brassens avait écrites en 1981, l'année de sa mort. Non seulement il ne les avait jamais enregistrées, mais certaines étaient même restées inachevées. C'est Jean Bertola qui les met en musique en 1982. C'est Maxime Le Forestier qui leur apporte, en 1996, toute son instinctive sensibilité. Dans des versions guitare-voix d'une magique sobriété qu'il enregistre chez lui avec un plaisir manifeste et aussitôt partagé. Pour un superbe album à la mesure du talent de deux grands artistes de la chanson française. --Sylvie Devilette
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Critique
Après Renaud chante Brassens et en plein c ur d'un anniversaire dignement fêté par de multiples rééditions, Le Forestier aurait-il eu l'opportunisme de rendre un hommage convenu au maître sétois en enregistrant douze dernières chansons qu'il n'a pas eu le temps de chanter lui-même ? L'imaginer un seul instant serait méconnaître la pudeur et l'élégance de Maxime, car son affection pour Brassens, il l'a déjà prouvée de son vivant à la Gaieté-Montparnasse. En témoigne encore un album "live" Chante Brassens (1979 - réédité en bonus sur l'édition limitée deux CD). Loin de se prendre pour son fils spirituel, Le Forestier apporte en toute modestie sa distance et sa subtilité de guitariste à ces douze petites perles de tendresse et d'ironie, interprétées d'une voix claire et avec une sincérité non feinte. -- Platine - Novembre 1996