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Les animaux à cornes sont réputés pour leur obstination. Têtus mais pas bêtes, les Cornu, puisqu'ils affichent à leur actif ce deuxième album live A 3. Produit par Ico Miller (Placebo, Happy Mondays), A 3 brise le schéma classique chanson/rock pour se mouvoir dans les eaux troubles de la folk song déjantée sans guitare. Dans l'orchestre minimal de Cornu, basse et batterie jouent avec la corde sensible du violon. Résultat : une musique décalée qui, par ses ruptures de rythme ("J'aimerais bien savoir", "Si je sais pas quoi faire de mes dix doigts"), évite l'engourdissement et la redite. Le mot le plus anodin prend ici tout sa dimension lorsqu'il se décline sur les thèmes de l'amour "Que cet amour" (à noter pour ce titre, la présence de Yann Tiersen au violon), de la tromperie ("Mes amis") ou des regrets ("Mark est mort"). Un monde à part que celui de Cornu, cruel et fragile à la fois. Attachant. -- Valérie Dupouy
Critique
Nouvelle Scène Française - Dès leur premier album éponyme, il était clair que Cornu, on aimait ou on détestait. Leur second opus n'échappe pas à cette règle. Les textes de Julie Bonnie restent d'une simplicité singulière, à la fois intimes et communs à l'expérience de chacun. Côté musique, on retrouve le violon de Julie, la basse de son frère Alex et le batteur Ben Bernadi, agrémentés d'une palette d'instruments auxquels ils ne nous avaient pas habitués. L'agréable surprise de rencontrer Yann Tiersen sur "Que Cet Amour" ne gâte rien à l'affaire. Autre satisfaction, et non des moindres, est le travail accompli par Teo Miller, à qui l'on doit notamment "Pure Morning" de Placebo. Bref, c'est comme tout, il faut goûter pour savoir si l'on aime. N'hésitez pas ! -- Compact