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Rachid Taha qui, en compagnie de Khaled et Faudel, fut un de ces trois soleils qui réchauffèrent les charts plusieurs mois durant, reprend son aventure en solitaire. Après avoir demandé asile poétique avec "Ya rayah", tube interplanétaire chanté en arabe, ce partisan du cross over, cet ex-Carte de Séjour qui n'hésita pas à ironiser sur la légendaire "Douce France" de Charles Trénet, pose une passerelle entre Orient et Occident. Ses rythmes sensuels amoureusement peaufinés par l'ex-baba Gong, Steve Hillage, s'imbriquent magistralement aux riffs de guitare tranchants et aux samples funk. Taha, apôtre du cosmopolitisme, appose le tampon Made In Medina sur une gourmandise rock, techno et tradition, onze chansons cuisinées entre Paris, Londres, Marrakech et la Nouvelle-Orléans. Le rituel des Gnawas du Maroc se télescope au vaudou de la Louisiane sous les encouragements vocaux de Femi Kuti, fils illustre de Fela. Évidemment, Taha, archange du désordre, préfère s'étaler entre grâce et trivialité pour chasser la tiédeur et éviter le mol embourgeoisement d'une carrière longue de près de vingt ans. Le mélange décapant qui emballe Made In Medina transforme son quatrième album solo en un chef-d'oeuvre technologiquement roots. C'est jour de fête dans la médina, vous voilà prévenus.--Sabrina Silamo
Description du produit
MADE IN MEDINA
Critique
Groove rebeu - Après avoir renoué plus intimement avec ses racines dans Diwan, son précédent opus, Rachid Taha est de retour. Artiste atypique dans le milieu communautaire maghrébin, ce dernier semble avoir tourné la parenthèse 1 2 3 Soleil dans lequel on ne le sentait du reste, pas toujours à son aise. Notre homme est de nouveau accompagné par Steve Hillage aux manettes, pour ce Made in Médina que l on guettait avec impatience. Un peu plus d une heure de groove oriental (s il fallait absolument trouver une étiquette) original et dérangeant. «Barra Barra» qui ouvre le bal, avec ses guitares stoogiennes, déroutera ceux qui l ont découvert avec Ya Rayah. Mais qui connaît son parcours depuis ses débuts avec Carte de Séjour dans les années quatre-vingts, puis, les premiers albums solo qui suivirent la dissolution du groupe, sait que l on peu s attendre à tout de sa part. «Ala Jalkoum» en duo avec Femi Kuti est une pure merveille, et la voix de Rachid Taha tout au long des plages de ce Made in Médina explore des sentiers nouveaux, gageons qu il n en restera pas là. Peut-être ne sera t il pas invité aux grandes messes télévisuelles de 20h50 pour cet opus, peut-être ou tant mieux ? Dans tous les cas, nous on l aime ! - 11 titres, 63m52s - -- Compact