Critique
Pop rock. Serait-on, enfin, sur la voie d'un rock français sans complexe international -depuis le temps qu'on nous le promet ?! Souhaitons, en tout cas, que cette version (très) améliorée des Innocents (soit moins de références lourdes et plus de simplicité et d'imagination) soit un bon coup pour Mercury, franchement. Difficile, ici, de dénicher le faux-pas, la grosse faute de mauvais goût, l'absence flagrante d'imagination. Ce trio, une bassiste et deux garçons, sait ce qu'il veut : écrire et jouer un rock à la fois puissant et nostalgique, mélodique et entraînant. On pense aux Valentins (en particulier le dernier et scandaleusement boudé Ego Ego) dans ce fin mélange de textes désabusés et de guitares tranchantes, mais aussi à Aston Villa, soit ce qui se fait sans doute de plus décoincé et fonceur dans l'inégal paysage musical français du moment. -- Compact