Critique
Après un live (Olympiade 1995), une double compilation ("Tu devrais chanter", 1999) et quelques chansons pour sa copine Nicoletta, il y a longtemps qu'on attendait un véritable album studio de l'ami Sheller. D'autant qu'en dépit de son incontestable qualité, le très électrique Albion (1994), dernier album en date, avait dérouté pas mal de fans, amateurs de ses arrangements symphoniques et de mélodies formellement plus traditionnelles. Avec Les machines absurdes, notre attente est largement récompensée : en 10 titres impeccables, Sheller donne une fois de plus le meilleur de lui-même. De Parade à Chamberwood, chacune des chansons frise la perfection, tant dans la qualité des arrangements qui font, comme souvent chez lui, la part belle à l'entrelacement de magnifiques cordes, que dans l'élégance des compositions, soyeuses et aériennes, ou encore l'originalité des textes. D'ailleurs, fidèle à sa réputation d'artiste inclassable, et histoire de renforcer au passage le mystère émanant de ce disque, le créateur a curieusement choisi de laisser à chacune des chansons son titre initial, quand bien même celui-ci serait sans rapport avec le thème final de la chanson. Même "Des millions de singes" se trouve ici rebaptisé "Indies". Un album somptueux, dont on espère que le succès annoncé et mérité fera revenir l'artiste sur son intention de mettre un terme à sa carrière de chanteur. -- Platine - Février 2000
Pop éclectique - Au départ, un album qui devait être triple. Une face piano chant dans l'esprit d'«Un homme heureux», une face électro-expérimentale et une face symphonique. À l'arrivée, le grand William a décidé d'opter pour une sorte de synthèse contraire, puisque l'album reprend, certes, les trois directions musicales pré-citées, mais est simple et court ! On ne peut que trépigner en attendant que sorte, comme l'artiste le promet déjà , le «reste» de ces longues années d'enregistrements, tellement ces machines n'ont rien d'absurde ! C'est là l'album d'un créateur libre, qui défile trop vite entre nos deux oreilles aux anges. C'est aussi, ne manqueront pas de le noter certains, comme un pot pourri de ce qui fait l'univers de Sheller, des allusions à cordes contemporaines de «Parade», au rock lourd et lent de «Indies» (pas très éloigné du «Innuendo» de Queen), en passant par le dépouillement sublime d'un dialogue «To You» entre un piano et un hautbois. Le monde musical de William Sheller est intact, une invitation polie et subtile aux voyages et totalement indémodable. -- Compact
Description du produit
LES MACHINES ABSURDES