Amazon.fr
C'est sur un fond de mur de briques rouges tagué de ses initiales que le grand Schmol apparaît avec cette attitude nonchalante qui lui sied si bien. Le gentleman rockeur n'a pas lésiné sur la présentation de ce somptueux (double) Live 2000 qui, outre les deux CD en concert, invite également tous les adeptes de la Mitchellmania (et les autres) à découvrir le DVD de sa tournée événement. D'un déroulement de hanches qui fait chavirer le cœur des demoiselles, l'homme de "Rio Grande" revisite une vingtaine de ses grands classiques, entouré d'un backing band au sein duquel on devine une impressionnante section de cordes. Ces quelques perles du patrimoine de la chanson hexagonale, matinées de swing et de rock, sont propres à "Décrocher les étoiles". Un tour de chant qui se révèle être à la hauteur d'une légende vivante. Du Eddy comme on l'aime. --Valérie Dupouy
Description du produit
LIVE 2000
Revue de presse
Quatre ans après son Bercy 97, Mister Eddy publie un nouveau live soutenu par un single. C'est donc "J'ai oublié de l'oublier", le premier titre signé par Papadiamandis pour Schmoll en 1966, qui a la lourde tâche de succéder aux singles locomotive d'albums en public : "Comme quand j'étais môme" (Palais des Sports 1984), "Soixante-soixante-deux" et "Tell It Like It Is" (Casino de Paris 1990), "Y a pas de mal à s'faire du bien (Bercy 1994), "Mister JB" (Bercy 1997). Et, il faut bien le dire, ces derniers ont souvent eu un succès radio important pour ce genre de produits. Hormis donc l'excellent extrait, le disque (double alors que les 24 titres pouvaient être contenus dans un simple) compte une majorité des titres des années 90 : "Rio Grande" et "18 ans demain" (1993), "Les Tuniques bleues" (1996), et notamment du précédent album, "Ton homme de paille", "Destination terre", "Décrocher les étoiles" (1999)... Seules, quelques chansons sont rescapées des années 80 : "Couleur menthe à l'eau" (1980), "Le Cimetière des éléphants" (1982), "Le Blues du Blanc" (1985), "M'man" (1988), "Lèche-bottes blues" (1989), voire 70 : "Pas de boogie" (1976), "La Dernière Séance" (1979). C'est pourtant ces derniers titres qui sont mentionnés sur le sticker ajouté sur le boîtier. Preuve que si Mitchell n'aime pas cette satanée nostalgie qui le confine dans le passé et écrase les nouveaux titres, sa maison de disques sait faire du marketing... Évidemment, certains regretteront l'absence des tubes des années 60, voire 70, remplacés par quelques obscurités ("J'ai des goûts simples", "Golden boy", "On va dire que c'est moi"). Peut-être seront-ils consolés par la reprise du "I Can't Turn You Loose" d'Otis Redding créé par ce dernier en 1966. Un live – en guise de conclusion de ces Nouvelles Aventures – sans surprise mais toujours très bien produit, avec un band (Leroux, Perathoner, Amsellem, Perdigon et Gaucher) épaulé, pour les récitals parisiens, de sublimes cordes. -- Platine