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Cette petite merveille d'écriture pop est touchée par la grâce. Juke Box est sans conteste l'album le plus ambitieux mais aussi le plus abouti des Valentins que l'on connaît surtout pour avoir collaboré en tant que compositeurs ou producteurs auprès de Daho, Bashung et Brigitte Fontaine. Après 3 albums passés à tort inaperçus, Edith Fabuena et Jean-Louis Pierot finissent par imposer une nouvelle identité musicale jusqu'alors incisive. Les mélodies font mouche et s'harmonisent de titres en titres. Une fois écouté, il est impossible de se défaire de ces airs aériens et mélancoliques garants d'émotions et d'authenticité. Le spleen voluptueux d'Édith se love dans des arrangements de violons plaintifs, de guitare cristalline et d'orgues hypnotiques. Le duo nous livre avec pudeur ses sentiments, évoque des souvenirs d'enfance ("Nos mères", "Un marchand de fleurs") et parlent de sujets délicats comme l'homosexualité ("Elle et moi") ou la perte d'un père ("Je t'écris"). Interprété sur le ton de la confidence, l'ensemble caresse les bleus de l'âme et n'est pas sans rappeler les enregistrements acoustiques des premiers Véronique Sanson ou Michel Berger. Un disque très prometteur à découvrir au plus vite. --Valérie Dupouy
Critique
Pop. Après le superbe et plus rock Ego Ego, totalement passé inaperçu en 1997 (médias sourds et maison de disques craintive), Les Valentins reviennent à la charge avec un 4e album. Ils y retrouvent leurs racines pop, celles qui ont fait leur succès public à leurs débuts : magie mélodique, incroyable finesse et complexité des arrangements, son très personnel et rapidement identifiable. Après avoir aidé, notamment, Nicola Sirkis en 1992, Alain Bashung en 1998 et, à nouveau, Etienne Daho l'année dernière, ils ont repris confiance et le chemin des studios. De New York à Paris, en passant par Londres, Edith Fambuena et Jean-Louis Pierot prouvent qu'ils n'ont pas perdu fraîcheur et créativité pour eux-mêmes. Émouvant et lyrique, Juke Box mériterait beaucoup d'attention et de succès. -- Compact