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Bernard Lavilliers n'a pas son égal pour malaxer et mélanger les genres. Chez lui tout est affaire de doigté. Alchimiste des rythmes chaloupés aux couleurs ocre et rouge, il nous invite à partager ses longues errances nocturnes. Ces haltes sur les terres brésiliennes et cubaines sont autant de rencontres où l'on croise des regards de femmes. Celui de "Saudade", maîtresse des musiciens ou d'"Iracema", déesse aux pieds nus qui s'offre aux désirs des hommes. Et puis, il y a "La Dernière Femme", l'élue vêtue de cuir et de soie. Celle qui fait oublier toutes les autres. Dans ce vingt-troisième album, la sérénité du baroudeur cède parfois au paradoxe de la cruauté. Zoom sur un monde édicté par la loi du plus fort où les mauvais garçons ("L'Empire du milieu") pactisent avec les spéculateurs sans scrupules ("Les Tricheurs"). La reprise des "Feuilles mortes", version salsa porte une conclusion légère à cet univers sombre. --Valérie Dupouy
Description du produit
Arrêt sur image
Critique
Noble variété. Lavilliers a écrit plus d'une vingtaine d'albums depuis le milieu des années 70. L'essentiel de ces recueils est fort et émouvant, typique d'une vraie culture musicale internationale et caractéristique d'un homme à vif et très doué. Plus lent, plus "cool" que d'habitude, Arrêt Sur Image offre pourtant tout ce qui fait le grand (et fort) musicien, depuis toujours : les Amériques, les marginaux et les femmes brunes, sur fond de reggae, de rock et de rythmes latins et langoureux . Redite, alors ? Peut-être, si ce n'est que, comme tous les auteurs, Lavilliers a un nombre infini et sans cesse renouvelé de façons de parler de ses belles obsessions. Enfin, et c'est sans doute la corde conductrice de toute son uvre, sa voix est un peu plus chaude et vibrante à chaque fois. Bravo, l'artiste ! - 12 titres, 51m53s - -- Compact