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Le percussionniste Ray Barretto est l'une des figures centrales du métissage entre jazz et musiques afro-cubaines. A ce titre, il n'est pas étonnant de le retrouver en 1999 à la tête d'un "gang" latino pour expédier avec maestria un certain nombre de standards ! Ellington, Coltrane mais aussi De Falla : Ray le salsero s'en donne à coeur joie en compagnie de partenaires de choix (citons Kenny Burrell, Joe Lovano ou Eddie Gomez). Les arrangements "latin jazz" de ces compositions ("The Mooche" ou "Oclupaca" en particulier) sont remarquables. --Eric Frank
Description du produit
Critique d'Amazon Ray Barretto appartient à la deuxième génération de percussionnistes de jazz. Après que des collègues tels que Chano Pozo, dans le sillage de Dizzy Gillespie et de son euphorie des débuts à Cuba, aient ajouté des bongos et des congas au bebop, le gars de Brooklyn s'est vu confier la tâche de donner forme aux nouvelles découvertes latino-américaines. Barretto a gravi les échelons à partir de milieux portoricains simples. Il a d'abord joué dans des clubs de GI pendant son séjour dans l'armée, mais s'est rapidement émancipé du rôle de batteur de fond. À partir de 1953, il a fait partie de la formation de plusieurs sommités du jazz, de Max Roach à Charlie Parker. Dix ans plus tard, il a finalement réalisé son premier grand succès El Watusi. Depuis lors, Barretto est l'une des figures de proue de la scène latino-jazz et peut se permettre de réunir sur son nouvel album Portraits In Jazz And Clave un ensemble de créateurs de premier plan qui savent comment mettre en œuvre son idée du design sonore comme une rencontre entre les générations. Des collègues expérimentés tels que Kenny Burrell à la guitare, Joe Lovano au saxophone ou Eddie Gomez à la contrebasse rencontrent de jeunes talents new-yorkais tels que le trompettiste John Bailey ou le saxophoniste Adam Kolker. Sous l'égide de Barretto, ils se consacrent à une combinaison d'influences musicales caribéennes et urbaines indépendantes de la mode, qui sont aussi intemporelles que récentes dans la lignée du développement de la salsa moderne. Arrangés différemment et interprétés avec une énergie joyeuse, les classiques d'Ellington à Coltrane ressemblent à des inventaires motiviques de base dont les mélodies sont redéveloppées par les participants dans l'esprit de souveraineté culturelle de la fin des années 1990. Un album latin sans clichés, mais plein de traditions. --Ralph Dombrowski