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La diva aux pieds nus s'offre pour ses soixante ans l'album Sao Vicente di Longe. Après avoir exploré les rythmes cubains au Café Atlantico, voyage qui lui valut une victoire de la musique et une 4e nomination aux Grammy Awards, Cesaria "Sodade" Evora expose sa langueur et sa nostalgie à travers 15 nouveaux standards. Cette fois Caetano Veloso, Orquesta Aragon, Chucho Valdez ou Pedro Guerra donnent la réplique à la crooneuse du cap Vert. Mais duos enchanteurs ou remixes technoïdes (par François Kervorkian) ne peuvent éclipser la spécialité de dame Evora : les sonorités mélancoliques coulées dans un simple son acoustique. Ainsi, guitares, violons, piano, cuivres et claquements de doigts ("Homen Na Meio Di'Homen") embellissent les refrains de celle qui ose enfin s'atteler à l'écriture de ses propres tourments avec "Ponta de Fi". Sao Vicente di Longe charrie son lot de sombre morna, dansante coladera "Dor Di Amor" ou "Nutridinha" et irresistibles mélodies pop "Bondage E Malmade". Escale cosmopolite pour une chanteuse au destin exceptionnel. --Sabrina Silamo
Description du produit
SÃO VICENTE DI LONGE
Critique
Décidément, elle n'arrête pas, la mamma de la Morna ! Après Cesaria (1995), Cabo Verde (1997), un Best of (1998) et Café Atlantico (1999), et quelques récompenses en poche (une Victoire de la musique 2000 et quatre nominations aux Grammy Awards), celle qu'on a surnommée "la diva aux pieds nus" nous livre déjà un nouvel opus qui se démarque de sa production antérieure, sans toutefois véritablement rompre avec son style si personnel, tout en langueur et en mélancolie. Si le précédent Café Atlantico allait flirter avec les rythmes cubains, c'est ici aux saveurs brésiliennes que la chanteuse nous convie, somptueusement lovée dans de subtils arrangements acoustiques, qui font la part belle aux cuivres, aux pianos et aux cordes. Au hasard de ses rencontres, elle a tissé sa voix suave et toujours aussi majestueusement maîtrisée, avec celles non moins envoûtantes de sérénité de véritables légendes vivantes, telles que Caetano Veloso ("Regresso"), Pedro Guerra ("Tiempo Y Silencio") ou encore Chucho Valdez ("Negue") : un album aussi profondément humain et attachant que son interprète et, notons-le au passage, un bel exemple de détermination, de patience et de curiosité artistique à méditer par bien des jeunes artistes… -- Platine