Amazon.fr
Boostée par une rythmique vigoureuse, la voix de la fille fait une sorte de "ouaou-chacabou". On sourit. Autant de plaisir qu'à cause du riff un peu désuet. Encore amusé, on balance un peu quand survient le tempo méchamment efficace de "Hard Stuff". On ne sait pas encore qu'on s'apprête à succomber à l'un de ces albums qui vous rappellent que la disco est née parce qu'elle bat comme votre cœur. Et lorsque les voix (d'Alix Edwards, il faut dénoncer les coupables) enroulent leurs volutes autour du 120 BPM, avec le vocodeur et ces claviers sournois, on se surprend à gigoter comme aux grandes heures de Giorgio Moroder. Et afin que les masques tombent définitivement, on est obligé de dire que les Supermen Lovers n'existent pas. C'est juste (!) un fêlé de l'électronique, solide compositeur doté d'une consistante formation de dix ans de conservatoire, qui bidouille derrière ce nom en clin d'œil. Guillaume Atlan, vingt-sept ans au moment des faits, avait déjà fait parler de lui sous les spotlights des pistes de danse l'an dernier avec le titre "Starlight" (vendu à 1 million d'exemplaires). On retrouve la chanson sur cet album, fait pour danser en prêtant l'oreille, et où se mêlent des riffs piqués à droite à gauche, Funkadelic, Prince ou James Brown. The Supermen Lovers réhabilite(nt) une techno house coquine, maligne, et qui ne se prend au sérieux que pour notre plaisir. --José Ruiz
Description du produit
CD: The Supermen Lovers,The Player