Critique Brighten the Corners a ceci de différent des trois précédents albums de Pavement qu’il est produit par Mitch Easter, et non par Pavement. Sorti le 11 février 1997, Brighten the Corners est souvent considéré comme le disque le plus accessible, le plus « mainstream » de Pavement. L’album s’ouvre sur « Stereo », un titre trompeur... Le côté abrasif, dissonant, salement indie du morceau n’est en rien révélateur de ce qui suit… Plus porté sur des mélodies calmes, voire mélancoliques, et emmené par la voix suave d’un Stephen Malkmus un tantinet neurasthénique, Brighten the Corners est sans doute moins abouti que Slanted & Enchanted, Crooked Rain, Crooked Rain ou même Wowee Zowee, mais recèle quelques uns des plus beaux morceaux de Pavement. Le très pop « Shady Lane » (qui fut le « hit » de cet album), l’onirique « Type Slowly », les allures décalés de « Date With Ikea » et le côté urgent de « Embassy Row » font de ce Brighten the Corners l’album le plus étrange, le moins définissable dans le temps et dans l’espace artistique de Pavement.Arnaud De Vaubicourt - Copyright 2019 Music Story