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La carrière d'Alizée démarre comme un ouragan. Remarquée par Laurent Boutonnat et Mylène Farmer lors de son passage à l'émission, "Graine de star", la jeune Corse fait des premiers pas dévastateurs dans le monde de la variété française avec "Moi Lolita". C'est l'engouement général. Comme put l'être en son temps "Les Sucettes à l'anis" de France Gall ou le "Banana Split" de Lio, cette chanson jugée suggestive, défraye la chronique mais se vend à un million d'exemplaires. Une ascension vertigineuse qui permet également à celle que l'on surnomme déjà la "Mini-Mylène", d'être nommée aux M6 Awards. La suite logique est cet album signé par le duo Boutonnat / Farmer. Ces dix gourmandises acidulées ("Veni Vedi Vici"), mutines et coquines ("Gourmandises", "À quoi rêve une jeune fille") en disent long sur la personnalité affirmée de leur interprète. Alizée démontre avec ce disque qu'elle a bien plus d'un (45) tour(s) dans son sac à malices. --Valérie Dupouy
Description du produit
GOURMANDISES
Critique
Après le brillant tube "Moi, Lolita", le plus faible follow-up "L'Alizé", et encore toute auréolée de ses M6 Awards, on attendait beaucoup du premier album de la petite protégée du tandem Farmer-Boutonnat. Moins torturée et mystique que son aînée Mylène, la petite Corse précise ici son personnage de Lolita fraîche, insolente et d'humeur changeante, mais avant tout gourmande des plaisirs de la vie. Côté textes, Mylène Farmer s'est attachée à simplifier pour elle son écriture habituellement alambiquée afin d'en extraire la quintessence de émotions adolescentes (voire enfantines...), à coup de formules efficaces très Gainsbourg période Charlotte ou Vanessa (cf."Veni Vedi Vici, Abracadabra"...). Les états d'âme en moins... En revanche, Boutonnat s'est contenté de nous resservir, comme à son habitude (cf. Farmer, Cardone), des mélodies sautillantes estampillées années 80 (hélas, toutes n'ont pas l'efficacité des deux premiers singles...) et des ballades veloutées à arracher les larmes de ses fragiles interprètes (cf. "Lui ou toi"). C'est dommage, car en dépit d'une voix sans réelle personnalité, la petite ne se tire pas trop mal d'affaire, même sur le titre parlé ("Mon maquis"), et elle paraît même encaisser une gloire naissante avec une incroyable décontraction. Restent dix titres (c'est peu...) au goût sucré qui, pareils à des friandises, se laissent facilement grignoter, mais à petite dose. -- Platine