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Il y a bien une vie après le tennis. La preuve : chez Yannick Noah, le sens de la fête est une seconde nature et il semble que l'on entende résonner encore sa festive et légendaire "Saga Africa". Ce titre, resté étroitement associé à la victoire de la coupe Davis, a également révélé une autre facette de Noah. 10 années se sont écoulées depuis sans qu'il ait renoué avec le succès musical. Pourtant, ce second album taillé sur mesure pour l'ex-capitaine de l'équipe de France marque son entrée définitive dans le monde de la chanson. Composé par Jean-Jacques Goldman ("Ni divin ni chien") et J. Kapler (l'auteur d'"Aller plus haut" interprété par Tina Arena), ce second opus, intitulé tout simplement Y.N., pérennise la tradition des chants africains ("No Mèlène Me Ziga Nda", "Madingwa"). L'occasion pour l'artiste de renouer avec ses racines ("Écoute"). Un véritable hommage rendu à ses ancêtres ("Si mon papa Tara") et à cette terre qui certes ne l'a pas vu naître mais à laquelle il est très attaché. --Valérie Dupouy
Description du produit
YANNICK NOAH
Critique
Il y a quelques années, Yannick Noah déclarait ne pas vouloir chanter en français parce qu'il n'arrivait pas à faire sonner les mots... Nul doute qu'aujourd'hui c'est grâce à sa rencontre avec le trio Benzi (Anggun), Kapler (Arena, Boulay), Goldman qu'il a changé d'avis. Ce quatrième album (déjà !) de Noah est donc, et pour la première fois, entièrement chanté dans notre langue, qui est celle de sa mère. Auparavant, lorsque notre sportif de chanteur l'utilisait, il y ajoutait un accent camerounais pour mieux accompagner les rythmes africains ("Saga Africa", 1991). C'est J. Kapler (alias Robert Goldman) qui signe le premier extrait, "Simon Papa Tara", une chanson en hommage à son grand-père. Pour le reste, le trio, ainsi que deux autres ex-membres de Canada (Jacques Veneruso, Gildas Arzel), le chanteur Sally Nyolo, et le complice de Leyla Doriane (Christophe Battaglia, cousin de Benzi) offrent à l'autre Yannick des chansons sur mesure pour décrire son univers entre Afrique et Occident (les enregistrements ont eu lieu au Cameroun et en France), abordant les thèmes de l'enfance, des racines, de la musique et de la danse. Jean-Jacques Goldman dont on parlait beaucoup pour son implication dans cet opus ne signe finalement qu'un titre "Ni divin ni chien". À noter : la participation vocale de Lokua Kanza (Shadow Dancer) sur la chanson "Sans moi". Trois titres semblent se démarquer : "Les Lionnes", "J'aime les gosses" et "Entre ta peau et la mienne", pourtant cet album aura bien des difficultés à imposer le tennisman dans la chanson, et ce même s'il "monte au filet"... de voix. -- Platine