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Slow Dance

  • 09/04/2009
  • K Records
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Couverture de Slow Dance

Résumé

« motor.de » Glam pop rétro minimaliste et léger. Le facteur plaisir est excellent, mais le pense-t-il vraiment ? Le deuxième album de l'Américain Jeremy Jay est lâche et floconneux. Il s'appuie parfaitement sur son premier album « A Place Where We Could Go » sorti en 2008 : Des arrangements minimalistes de basse, de guitare et de batterie, parfois complétés par des sons de synthé bon marché, avec une légère touche de funk. Sans oublier sa voix aigüe, qui respire plus qu'elle ne chante. Dans leur minimalisme, les chansons se concentrent sur l'essentiel. Même si le tempo est parfois très lent, les instruments sont purement amateurs : Tout s'emboîte harmonieusement, a un effet rafraîchissant et léger et crée une très bonne humeur. Ce concept peu virtuose est très probablement comparable aux premiers Tocotroniques. La répétition des mots semble être le concept des textes. Qu'il s'agisse de « Slow slow slow, dancing » (dans « Slow Dance ») ou « Winter Wonder, Winter Wonder, Tear, Drop Drop Drop Drop Drop » (dans « Winter Wonder ») : Jeremy Jay donne un sens aux mots et utilise sa voix comme un instrument répétitif supplémentaire. Les stéréotypes romantiques qu'il décrit dans ses chansons, qu'il s'agisse de la balade à cheval du dimanche (« Gallop »), du patin à glace hivernal (« Winter Wonder ») ou de la danse lente en couple (« Slow Dance »), révèlent une certaine nostalgie mélancolique. « Slow Dance » fait penser au jeune David Bowie, dans les arrangements rock des Talking Heads, dans des titres comme « Gallop » ou encore du disco du début des années 70. En même temps, vous ne pouvez pas vous empêcher de penser qu'il essaie de parodier ce genre de musique. Jeremy Jay, romantique désespéré ou voyou ironique ? Difficile de répondre. Dans des interviews, l'Américaine aux racines franco-suisses est attachée à la Nouvelle Vague et aux artistes de la chanson des années 50 et 60, tels que Françoise Hardy et Jacques Brel. Même si sa musique doit « juste » être involontairement drôle, elle est vraiment très amusante. Et aussi un peu addictif. Arne Hirsemann

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