Amazon.fr
Mozart n'a pas son pareil pour rendre vivants les instruments à vent, surtout lorsque ces derniers se fondent dans un ensemble de chambre. Les Sérénades K.375 et K.388 témoignent de ce savoir-faire mozartien inné : un entrelacs de timbres, une clarté étonnante aussi, où la jubilation rythmique et le jeu des couleurs prennent le pas sur la terne impression que laissent parfois ces instruments. Après un disque étonnant consacré aux Partitas de Franz Krommer, l'Ensemble Philidor – octuor à vents sur instruments anciens – réitère son exploit. Une jolie performance où la fulgurance du discours mozartien apparaît comme transcendée. --Pierre Guillaume