Les chants fertiles. 1887-1901 : pendant près de quinze ans, c'est dans le recueil collecté au début du siècle par Arnim et Brentano que Mahler puisa la quasi totalité des poèmes qu'il mettait en musique. Les lieder qui en résultèrent constituent eux-mêmes la source d'inspiration principale des quatre premières symphonies. Quintessence durable de l'univers mahlérien, les lieder du Knaben Wunderhorn s'imposent par leur simplicité au coeur d'une texture musicale dense, mais aussi par leur vision doucement ironique de la vanité du monde...